Qu’est-ce qui distingue une montre mécanique d’une montre à quartz ? L’élégance, diront certains. Le prix, diront d’autres. Mais il est une autre différence plus fondamentale encore : la précision. Si une montre électronique ne semble jamais vraiment avancer ou retarder une fois mise à l’heure, ce n’est pas le cas des montres mécaniques. Oui, même les modèles suisses les plus prestigieux peuvent avancer ou reculer de quelques secondes par jour. Cette « faible » précision est directement liée au fait que la fréquence de pulsation d’un calibre d’horlogerie est très nettement inférieure à celle d’une montre quartz. A cela s’ajoute le fait que tout ensemble mécanique peut être sensiblement affecté par les vibrations, la gravité, ou la température, ce qui est beaucoup moins le cas d’une horloge électronique à quartz.
Le léger manque de précision d’une montre mécanique est donc normal et, tant qu’il reste limité, je trouve que cela est très peu, voire pas du tout gênant. Au contraire, cela ajoute du charme à l’objet, il devient comme vivant. On peut du coup trouver un intérêt à étudier les avances ou retards de sa montre favorite, pour mieux la connaître, et pour entrevoir son électrocardiogramme en quelque sorte !
En 2014, lorsque je suis devenu le très heureux propriétaire d’une Omega Speedmaster – un modèle que j’adule par-dessus tout – c’est donc tout naturellement que j’ai décidé de suivre de près ses écarts journaliers. Le mode opératoire est très simple, il suffit de consigner quotidiennement l’écart entre l’heure affichée par la montre et l’heure exacte du relevé. Le suivi de l’évolution de cet écart permet de voir comment la montre avance ou recule au fil des jours.
Le 20 avril 2014 j’ai donc commencé à relever au quotidien les écarts de ma Speedmaster flambant neuve. Et ce pendant un an. Oui, 365 jours. Voici les résultats.
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